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Epistémologie, Histoire, Histoire de la psychiatrie, Philosophie, Sciences humaines, Sexualité et perversion

Julie Mazaleigue-Labaste : Les déséquilibres de l’amour. La genèse du concept de perversion sexuelle, de la Révolution française à Freud

Actuellement en librairie, Editions d’Ithaque, collection Philosophie, anthropologie, psychologie.

Descriptif de l’ouvrage

Page de l’ouvrage chez Ithaque, et appareil scientifique à consulter en ligne/télécharger

Extrait du livre 

Reproductions d’archives citées dans l’ouvrage

Déséquilibres de l'amour Livre Mazaleigue-Labaste

Depuis Foucault, l’histoire de la perversion sexuelle est hantée par deux grands mythes : les théories psychiatriques qui l’ont façonnée seraient le cache-misère pseudo-savant d’une morale répressive ; et, en pratique, l’homosexualité aurait été sa cible essentielle, voire son paradigme. Ces mythes, Julie Mazaleigue-Labaste les déconstruit ici radicalement.
Elle s’appuie à cette fin sur une série d’archives inédites, complétées d’analyses épistémologiques pointues. Elle réhabilite l’aliénisme français de la première moitié du XIXe siècle. Car le concept de perversion n’est pas, comme on l’a dit, le fruit tardif de la psychiatrie et de la sexologie allemandes d’avant Freud. Et elle conteste vigoureusement le privilège de l’homosexualité, recentrant le débat sur le sadisme.

On découvrira ainsi comment, loin de résulter uniquement d’une farouche volonté de normalisation des amours déviantes, la notion de « perversion sexuelle » est devenue logiquement nécessaire au sein de la rationalité médico-psychologique, mais aussi bien en droit. Car son histoire s’enracine dans un problème qui nous reste à charge : celui du rapport du sujet à ses actes (les contrôle-t-il ? Et si non, en est-il alors encore l’auteur, ou la victime ?), problème dont psychiatres, psychologues, criminologues, sexologues et magistrats ont tenté de démêler l’écheveau à même la chair et les corps. Coupeurs de nattes et violateurs de tombes, atroces dépeceurs de petits bergers et pauvres collectionneurs de mouchoirs furent alors emportés, tous ensemble, dans un tourbillon de théories de plus en plus sinistres.

Julie Mazaleigue-Labaste apporte ainsi une contribution majeure à l’anthropologie de nos sociétés. Comment le Mal y a-t-il été naturalisé ? Comment la sexualité y est-elle devenue un problème de psychologie ? Comment, enfin, notre pensée s’est-elle enrichie de la dimension du fantasme ?

 

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