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Histoire de la psychiatrie, Philosophie

Journée d’études « Le philosophe dans la psychopathologie », vendredi 2 octobre, Université de Liège.

Une journée d’études « Le philosophe dans la psychopathologie » organisée par Jérôme Englebert et Grégory Cormann aura lieu le vendredi 2 octobre à l’Université de Liège (salle de l’horloge). 

Programme à télécharger

Argumentaire : 

« L’objectif de cette journée d’étude est d’interroger la place du philosophe dans le giron des sciences cliniques. Nous souhaiterions approfondir les rôles que le philosophe peut endosser dans les territoires de la pratique psychopathologique et identifier le savoir (ou le non-savoir) qu’il est en mesure de lui apporter. Aujourd’hui, l’apport de la philosophie aux débats psychopathologiques n’est plus à démontrer sur la scène internationale, qu’il s’agisse, dans une perspective historique, de produire des interprétations actualisantes des grands traités de psychopathologie (nous pensons par exemple au Oxford Handbook of Philosophy and Psychiatry édité par Fulford et al. en 2013 et à l’Introduction à la psychopathologie phénoménologique de Charbonneau en 2010) ou, d’un point de vue épistémologique, de mettre en perspective les modèles nosographiques en vigueur (par exemple les Philosophical Issues in Psychiatry édité par Kendler et Parnas en 2012 et Qu’est-ce que le DSM ? de Demazeux en 2013). En revanche, l’implication même du philosophe (son corps, sa propre réflexivité et non pas celle qu’il a élaborée) en situation clinique est moins évidente. De façon plus spécifique, nous évoquerons l’expérience initiée à Lausanne dans le service universitaire de psychiatrie de liaison qui a engagé un philosophe dont le rôle est de poser les bases d’une réflexion sur le corps. C’est cette position (pour le philosophe et pour l’institution qui l’accueille) que nous souhaitons ici mettre à l’avant-plan. Afin de réaliser pareille entreprise, nous pensons que c’est à partir d’un paradigme « spatial » que nous devrons situer nos réflexions : où se situe le philosophe ? Dans quelles situations intervient-il ? Comment y positionne-t-il son corps ? De quelle « naïveté » peut-il se prévaloir ? Doit-il s’exposer au patient ? Devient-il clinicien ? Sinon, comment peut-on réfléchir l’espace de collaboration où il intervient ? Quel discours peut-il proposer à propos des nosographies ? En quel sens peut-on dire qu’il s’agit d’une « philosophie appliquée » (Cutting, 1997) ? »

Programme 

9h30 : Pourquoi un philosophe dans un service de psychiatrie de liaison – Friedrich Stiefel (CHUV, Université de Lausanne)

10h30 : Au cœur de la psychiatrie, la phénoménologie – Hubert Wykretowicz (CHUV, Université de Lausanne)

11h30 : Conclusion de la matinée – Christophe Adam (ULB, UCL)

13h30-14h30 : Phénoménologie de l’électrochoc : Une reprise du cas Jonas – Jérôme Englebert et Grégory Cormann (Ulg)

15h-15h45 : Comprendre l’addiction: Réflexions à partir de l’anthropologie sartrienne – Gautier Dassonneville (Ulg)

15h45-16h30 : Perversion, obsession, paraphilie, ou l’histoire d’un oubli : repenser la clinique des « troubles psychosexuels » – Julie Mazaleigue-Labaste (Université de Picardie Jules Verne)

17h : Conclusion de la journée – Raphael Gély (Université Saint-Louis – Bruxelles)

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